16/03/2015

Un Conseil administratif qui se rassure

"La politique verniolane est ainsi faite qu'il est de bon ton aujourd'hui de dire que le Conseil municipal est bloqué par des luttes partisanes que rien n'y avance. Pourtant cela est faux" dixit le blog de Monsieur Rochat.

Il renchérit : " Un Conseil administratif responsable tel que nous le concevons doit, même s'il dispose d'une majorité, être capable de dialoguer avec tous les groupes du Conseil municipal pour faire en sorte que les projets d'importance remportent l'adhésion la plus large possible au sein du délibératif. …

 

Simpliste et bienheureux est celui qui croit qu'il n'y a aucune lutte partisane au sein de l'hémicycle. Si effectivement, tel n'est pas toujours le cas, régulièrement cette "majorité" bloque bon nombres de textes. Quand par miracle, après de âpres débats, certains projets des groupes minoritaires passent la rampe du conseil municipal, le conseil administratif en place les botte en touche…

Science-fiction ? Non, il suffit de venir assister aux séances et d'observer les votes de cette fameuse majorité ou du suivi des projets émanant de groupes minoritaires, même s'ils sont bénéfiques pour les habitants de la commune.

 

Voici des exemples : la patinoire saisonnière ou les chalets pour les marchés de Noël.

Le projet de mise à disposition de ces derniers a été plébiscité par les habitants. Au surplus, ces chalets auraient permis de répondre à un besoin réel. Dans ce cas, il n'y a pas que les chalets qui sont de bois, la langue de certains également. En effet, il n'y aurait pas dû avoir de lutte partisane, non ?

C’est cela la "méthode Apothéloz-Rochat-Ronget", comme ils l’appellent. En ce qui me concerne, j’appelle cela un gouvernement monocolore voir monochrome sans éclat.

 

Au début de mon mandat de conseillère municipale, on m'a expliqué que l’exécutif ne décidait pas. Il devait proposer, consulter, informer et appliquer avec l’ensemble des conseillers municipaux en place. La démocratie suisse est ainsi construite, n’en déplaise à nos magistrats en place. Bafouer sans cesse le 40 % des électeurs est une offense faite aux minorités. Voilà le vrai visage de cette majorité PS-Vert-PLR et accessoirement UDC. Elle n'a eu comme seule doctrine que de bloquer les projets qui n’émanaient pas de leurs rangs.

Est-ce là, le respect de la fameuse phrase lue à chaque début de séance du conseil municipal qui exhorte à travailler tous pour le bien de notre commune ?

Cette politique n'est-elle pas vile, et pas commune…

 

L'évaporation des ces informations, à la sauce M. ROCHAT, est comme en cuisine : réductrice…

 

Le MCG Vernier est soucieux de mettre au centre de ses préoccupations l’individu, soit les habitants de notre belle commune. Nous avons pris la peine d’étudier et d’écouter chaque proposition bénéfique pour Vernier. Nous les avons prises en considération, sans les contraintes gauche-droite. Bien souvent, nous avons soutenus des projets émanant des partis adverses, car nous avons su mettre notre ego de côté.

Avec mes coéquipiers, soit Thierry Cerutti et Stéphane Valente, nous avons comme unique vocation l'amélioration du mieux-vivre ensemble, de la sécurité, de l'accès au logement et à l’emploi. Nous poursuivrons notre écoute active afin de rester au service des verniolans.


"Toujours se méfier des paroles, toujours garder en mémoire les actes"

 

De la parole aux actes, il n’y a qu’un pas : l’action.

 

Bâtissons ensemble notre avenir. Unis, construisons notre futur.

 

Toutes et tous pour le MCG

 

Votez Listes n° 5 !

 

 

Des femmes et des hommes  d'actions qui agissent !

08:34 Écrit par Ana Roch dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

05/03/2015

A Vernier, des méthodes pas communes !

La campagne pour les élections municipales est lancée ! En ce qui me concerne, il s'agit de ma troisième campagne. Fort de mes expériences acquises, je suis candidate pour siéger à l’exécutif de la mairie de Vernier en tant que conseillère administrative.  

 

Preuve en est, ne voyez vous pas ces derniers temps vos élus multiplier les conférences de presse pour annoncer un quelconque nouveau projet révolutionnaire ? Au final, au mieux, ce n'est qu’une simple mise en place d’une mesure découlant du bon sens. Celle-ci aurait dû être mise en place bien avant et ce, sans fanfaronnade aucune. J’en veux pour preuve, dernièrement la presse a été convoquée par l'un des trois magistrats actuels de Vernier. Malgré que cinq journalistes aient été avisés, un seul n’ayant rien d’autre à se mettre sous la dent, n’a daigné publier la nouvelle… Cela s’appelle ni plus, ni moins, un gros flop. D’ailleurs, si l’on tape les mots clés sur Google, on arrive uniquement et directement sur le blog personnel d’un  conseiller administratif sortant !  Vous pensez que c'est pathétique … ? Je vous rejoins.

 

Ce ne sont évidemment pas les seuls agissements peu appropriés commandés par la peur de perdre son siège. Certains sont prêts à mettre en avant des soi-disant mesures en faveur des jeunes, la participation à des ateliers pour repenser votre quartier, la mise sur pieds de débats sur des thèmes d’actualités. In fine, ces effets de manche servent uniquement à promouvoir la campagne et la visibilité de nos chers élus actuels, C’est de bonne guerre, me direz vous... Ferai-je pareil à leur place ? Eh bien, non ! J'estime qu'il y a une différence de taille : Je n'arrive pas à concevoir l'utilisation de l’argent public, soit vos impôts, pour promouvoir ma réélection. Rappelez vous, en 2011, les ainés étaient les « élus » : quelques semaines avant la  distribution de l’enveloppe des votations, ils ont reçu par un pur hasard, un joli présent de leur maire. Cette année, ce sont les 18 – 25 ans qui sont ciblés. Ils reçoivent, à leur tour, un joli geste du magistrat sous la forme d’un bon qui leur donne droit à un cours. Coïncidence, quand tu nous tiens... Au surplus, si vous participez aux ateliers pour repenser votre quartier, vous pourrez apercevoir un magistrat distribuer des flyers pour sa campagne. Ces manœuvres peuvent paraître louables, cependant je considère cela comme inapproprié. Tout cet argent gaspillé pour servir la cause de gens qui n’ont qu’un but : se faire réélire. Au fond, doit-on accepter que peu nous importe la manière ou l’éthique, seul l’objectif final compte ?

 

Faire une pleine page dans la Tribune de Genève pour parler du porte-à-porte en cours pour demander aux étrangers de ne pas oublier leurs droits et d’aller voter. Laissez-moi rester dubitative du bien fondé de leurs intentions premières.  J’ai également lu le livre décrivant la campagne de ce cher président français. Rien de révolutionnaire. Enfin rien que le MCG Vernier n’ai fait durant toute la législature 2011-2015. Nous sommes restés proches des résidents, ceci régulièrement durant toute la législature. Nous avons invités les verniolan(e)s à des rendez-vous dans les restaurant de la commune pour partager et comprendre leurs problèmes et attentes qu’ils ont pour mieux vivre sur Vernier. Ces dizaines de réunions ont eu lieu : au restaurants Bellevue à Vernier-Village, à La Croisette sur la route de Vernier, soit dit en passant rouverte depuis, au Paradox au cœur des Avanchets, à la Cité des Vents à Gordon-Benett ou encore à la Brasserie du Lignon, j’en oublie certainement. Des moments de partage, d’écoute, sans pour autant faire de la propagande politique. Etre proche de notre population c’est être accessible et disponible à tout moment pour leurs besoins et non les nôtres, et pas uniquement à la veille des élections.

 

Il est évident que chaque parti politique se doit à la veille des élections de rappeler aux électeurs qui a fait quoi et pourquoi et si pour certains tous les moyens  sont permis lors de ces campagnes électorales, c’est de bonne guerre, je le conçois, mais  l’utilisation des privilèges de l’élu en place par le biais des finances publiques, nonobstant qui sont je vous le rappelle des plus fragiles, m’apparaît des plus affligeant et déloyale.

 

Comme dit le dicton « c’est à ses manières que l’on se doit de juger un homme » je vous laisse donc seul juge.

 

De la parole aux actes, il n’y a qu’un pas : l’action.

 

Avec le MCG, ensemble bâtissons notre avenir, unis construisons notre futur, votons toutes et tous pour le MCG

 

Listes n° 5 !

 

Des hommes et des femmes  d'actions qui agissent !

 

 

 

 

06:56 Écrit par Ana Roch dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

15/08/2014

Libre circulation et plein emploi

Quand je lis aujourd’hui ces chiffres, je reste perplexe :

« …Depuis l’entrée en vigueur en 2002 de la libre circulation des personnes avec l’union européenne, le nombre d’actif a progressé de 624'000 personnes. Près de la moitié (soit env. 312'000 personnes) étaient des immigrés et des frontaliers. Pour 2013, les personnes issues de l’UE se sont chiffrées à 66'200 personne en Suisse, un chiffre encore jamais atteint depuis l’introduction de l’accord sur la libre circulation…profitant surtout de l’arrivée de personnel qualifié. » (Observatoire sur la libre circulation des personnes)…

Comment ne pas faire le lien avec ces chiffres et le taux de chômage en Suisse (2.9%), a fortiori à Genève (5.4%) ? Je ne peux y ajouter les demandeurs d’emploi qui ne sont pas inscrits à l’office cantonal de l’emploi, mais probablement bénéficiant de l’aide sociale.

Il m’est difficile de croire qu’il n’y a donc aucune cause à effet. Il est évident que tous les postes à pourvoir dans notre pays ne peuvent être comblés uniquement par les personnes inscrites au chômage ou à l’aide sociale, mais probablement qu’une grande partie d’entre eux le pourrait. Ou alors, n’y a-t-il donc que des incompétents et des fainéants ? Je ne le pense pas et je parle en connaissance de cause.

De plus, on souligne que c’est une majorité de personnes dites qualifiées qui arrivent dans notre pays.

2014 étant l’année de la formation professionnelle et entendant certains discours du 1er août vantant notre « formation duale – apprentissage » que tous les pays nous envie. Cela me donne à réfléchir, cela m’inquiète même !

Devons-nous envoyer nos progénitures se former à l’étranger pour faire croire à leur retour qu’ils sont bien mieux formés que les « pauvres » bougres restés au pays ?
Comment devons-nous faire pour valoriser nos écoles, nos diverses formations ou nos apprentissages ?
Comment motiver nos enfants à poursuivre des études et formations si aux yeux des différents recruteurs ou responsables R.H. ils préfèrent continuer à engager des personnes venues de l’étranger, soit disant mieux formées ?

Ce que l’on ne dit pas c’est que ces personnes ne sont pas mieux formées que nos résidents, elles sont justes enclines à accepter un poste en deçà de leurs qualifications. En effet, quoi qu’il advienne, elles seront de toute manière bien mieux payées que dans leur pays. Il n'est pas nécessaire d'avoir fait l'ENA pour constater qu'un frontalier voit son pouvoir d’achat se multiplier par 4.

Un exemple parmi d'autres :

Une infirmière à Paris touche en moyenne 1'650 Euros/mois contre 5'700.- CHF/mois à Genève… Pas besoin de vous faire un dessin !

21:05 Écrit par Ana Roch dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

28/07/2014

Que des apprentis sages !

Il y a quelques mois en date du 14.05.2014, je remerciais par le biais du Courrier des lecteurs de la TDG les PME qui avaient le courage d’engager des apprentis avec un cursus scolaire chaotique.

Les jeunes qui ne sont pas issus du haut du panier en sortant du cycle d’orientation ou d’une classe dite de transition (préparatoire, CTP) et qui sont confrontés lors de la recherche d’une place d’apprentissage à un nombre d’obstacles pour la plupart insurmontables.

Sans parler des CV, lettres de motivations, voici que certaines associations faîtières ont décidé d’exiger que les candidats potentiels passent le test « EVA ». Il s'agit d'un test d’évaluation en deux parties; une partie dédiée au français et la deuxième aux mathématiques. Ce qui en soit ne paraît pas sans fondement et permet d’avoir une pièce supplémentaire dans le dossier du candidat. Mais c’est sans compter son aspect vicieux, ces jeunes doivent obtenir un certain pourcentage de réussite pour pouvoir être engagés. C’est donc un test de sélectif et éliminatoire !

Je vous laisse imaginer qu’un nombre d’entre eux ne font qu’effleurer ce seuil de réussite. Du coup toutes les portes des apprentissages se ferment.

Un grand nombre de grandes enseignes appliquent ceci et pour des métiers bien différents : SIG, Migros, Pharmacie, etc.

De plus, le DIP, vient de rehausser la note (4.8 à 5) permettant de bénéficier des pseudos passerelles pour changer de regroupement au Cycle d’orientation.

C'est purement scandaleux ! Encore une fois, on ne vise qu'à favoriser l’élite. C’est, il paraît, pour limiter les redoublements !

Voilà donc le genre de solutions « pansements » que le DIP mets en place et laisse faire …

Il vaudrait mieux se poser les bonnes questions :

  • Pourquoi peut-on tout au long de la scolarité obligatoire passer ces années, même si l’élève n’est pas promu ?
  • A quoi servent les normes de promotions si celles-ci ne sont pas respectées ?
  • Pourquoi autant de jeunes restent-ils sur le carreau ?

Et bien non, les socialistes de la Ville de Genève ne trouvent pas mieux que de vouloir injecter des millions pour les places d’apprentissage !

Laissez-moi rire, c’est à l’Hospice qui va falloir venir en aide. En effet, tous ces jeunes qui ne trouveront pas d’apprentissage, il faudra bien à un moment ou un autre en prendre conscience. Ces gosses qui à 16 ans se retrouvent complètement déscolarisés et qui n'ont pas un niveau assez élevé pour trouver une place d'apprentissage, qui trainent dans la rue faute d’occupation.

Eh bien c’est à l’Hospice que l’on va les retrouver car on le sait bien le manque de formation est une des premières causes de chômage.

Cela ne sert strictement à rien de verser des sommes aux entreprises si elles ne peuvent pas engager qui elles souhaitent. Cela ne servira à rien, si l'on n’allège pas les nouvelles normes d’encadrement pour les apprentis. Elles sont bien trop lourdes à gérer pour des PME. On a l’impression qu’elles ont été établies pour et par l’UBS, la Migros ou la Coop. Ces grandes boites qui ont les finances foisonnantes pour engager du personnel uniquement dédiés aux apprentis. A contrario, demandez aux PME, par exemple à une fiduciaire, où il n’y a que le patron et un/e apprenti/es, comment peuvent-elles assumer ces normes?

En conclusion réfléchissons mieux avant de dépenser des millions, il a des solutions plus intelligentes. Parce que sinon, c’est dans les encadrants sociaux qu’il va falloir investir.

Trouvons des solutions de formation, à l’instar du Canada qui s’est rendu compte que ces gamins qui sont restés sur le bord du chemin ont de peine à rester en apprentissage pendant 3 ou 4 ans. Le gouvernement à mis en place une formation en 18 mois axée principalement sur des cours professionnels en lien au métier. Eh bien, ça marche ! Il y a plus 80% de réussite.

Ne pourrions-nous pas faire quelque chose de la sorte à Genève ?

 

A moins que quelque uns y voient-ils un certain intérêt, pour ne pas dire un intérêt certain…

08:41 Écrit par Ana Roch dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | |