05/10/2018

Où sont les femmes ?

Malgré les importants progrès réalisés en matière d’égalité entre les sexes, la politique demeure le pré carré de la gente masculine

Les hommes continuent d’occuper en majorité les postes clés à tous les niveaux dans les sphères décisionnelles de la politique. Malgré le travail de sensibilisation réalisé à tous les niveaux et dans tous les pays ces dernières années, la première décennie du 21ème siècle s’achève sur le triste constat que les femmes restent minoritaires en politique. Et les réunions de chefs d’États ou de gouvernement demeurent principalement voire exclusivement des réunions masculines.

Les entraves viennent de loin. Commençons par la temporalité. Le rythme de la vie poli­tique, très chronophage, s’est installé loin de toute prise en compte de la part dite privée de nos vies. Et pour cause : le modèle a été longtemps simple (et il continue en partie de fonctionner). Les hommes politiques laissaient aux femmes le soin de s’occuper intellectuellement et concrètement de tout ce qui relève de la vie familiale et parentale pour se consacrer à toutes les joies et contraintes de la vie politique. Dès lors que les femmes entrent en scène publique –politique mais plus globalement professionnelle– le partage aurait dû s’en trouver repensée mais la société n’a pas anticipé les réponses à ce nouveau défi. Le rythme politique semble être resté immuable, dans ses horaires, comme dans ses codes. Le présentéisme est toujours une clé caractéristique pour gravir les échelons, et les femmes sont socialement lésées dans cet exercice qui n’est pas toujours d’impérieuse nécessité mais qui reste décisif pour être reconnue et progresser. La réduction du temps de travail et le partage des tâches de la maison ne se sont pas imposés comme des objectifs décisifs pour parvenir à l’égalité. D’ailleurs, ce n’est même pas un sujet politique de premier plan.

Et pourtant, en politique, les femmes feront-elles mieux l’affaire ? A quoi ressemblerait la politique avec plus de femmes au pouvoir ? Selon la ministre espagnole Bibiana Aido, les femmes apportent d’autres choses en politique, elles soulèvent des questions et des thèmes différents, et elles élargissent le débat politique tant en termes quantitatifs que qualitatifs. Car elles sont plus sensibles aux événements qui se passent autour d’elles, plus prévoyantes, plus pacifiques, plus patientes, plus croyantes, plus maternelles et plus douces que les hommes. Elles seraient plus honnêtes, moins susceptibles de prendre des risques, d’investir les ressources de l’Etat et de poser des actes qui attisent ou entretiennent la haine et la violence. « Mieux que les hommes, les Femmes font preuve d’humanisme et sont davantage en mesure d’œuvrer au service du bien commun » affirme Zewuze ABOTSI

J’ai l’intime conviction que la présence d’un plus grand nombre de femmes en politique permettrait d'en améliorer l’image et la crédibilité. Pour preuve, plusieurs études faites au niveau mondial tendent à démontrer les changements opérés dans le langage et le comportement des élus masculins. En effet, dès lors que des femmes ont commencé à siéger, ils sont devenus moins agressifs, ceci dans de différentes instances politiques, à quel que niveau que ce soit.

La représentation des femmes au niveau de l’exécutif communal de Vernier ne reflète pas la réalité démographique de notre commune. Dès lors, il m'importe de pouvoir participer pleinement et activement au développement de cette dernière et de faire face aux défis que nous réservent les années à venir. Plus que tout, je souhaite mettre au service des résidents genevois mes expériences de vie, ma capacité d'anticiper et d'analyser, ainsi que ma détermination dans le traitement de dossiers.

Ma conviction est que de tenir et gagner notre juste place collective, nous devons parler, nous parler. Le soutien mutuel est, ici comme ailleurs, un dynamisme pour que l’égalité progresse. Ensemble, et avec les hommes qui y sont prêts – et il y en a ! – il nous faut créer des façons nouvelles de faire de la politique. La vie publique, minée par l’entre-soi masculin, a besoin de ce nouveau souffle pour se régénérer. 

Cette année, ensemble, nous devons être en mesure d'élire une femme au Conseil d’administratif. 

Il n'est pas concevable que la partie la plus représentative de la population de notre commune (50,1 %) ne soit une nouvelle fois pas présentée au sein du pouvoir exécutif de notre ville. 

Mesdames, et vous aussi Messieurs, soutenez ma candidature :

Votez la liste N°2 - Ana Belen ROCH 

 De la parole aux actes, il n’y a qu’un pas : l’action.

Bâtissons ensemble notre avenir. Unis, construisons notre futur.

 

 

10:22 Écrit par Ana Roch | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |