23/02/2018

Contre l'exclusion des femmes et pour la diversité

Campagne électorale candidate communication créativité dictature droits débat démocratie engagement enjeux femmes humour gouvernement loi électorale mobilisation mode de scrutin marché médias participation médias sociaux partis politiques MCG peuple pouvoir prise de cision révolution scrutin société vote Etat éducation élections cantonales

 

Pour la diversité et contre l'exclusion des femmes 

 

 A votre avis, pour quelles raisons devriez-vous voter pour des femmes ?

Cette question en suscite plein d'autres, n’est-ce pas ?

 

J’ai l’intime conviction que la présence d’un plus grand nombre de femmes en politique permettrait d'en améliorer l’image et la crédibilité. Pour preuve, plusieurs études faites au niveau mondial tendent à démontrer les changements opérés dans le langage et le comportement des élus masculins. En effet, dès lors que des femmes ont commencé à siéger, ils sont devenus moins agressifs, ceci dans de différentes instances politiques, à quel que niveau que ce soit.

Il est également aisé de constater que malgré leur appartenance politique, majoritairement, les femmes ont en commun certaines préoccupations et certains intérêts. Par exemple : elles tendent à privilégier les questions sociales (la garde d’enfants, l'égalité salariale, la défense des aînés), les préoccupations en relation avec l'intégrité physique (les violences domestiques, le racket chez les jeunes, les agressions à caractère sexuel) et le développement du mieux vivre ensemble (développement humain, lutte contre la précarité, appui des services sociaux).

Bien évidemment, les hommes soulèvent des questions qui intéressent les femmes et qui sont en relation avec leur vie au quotidien. Cependant, lorsqu'un sujet concerne des problématiques auxquelles les femmes sont confrontées, qui mieux qu'une femme est en mesure de fournir des explications, de les défendre et de les représenter au sein d'un hémicycle ? Il est important que la représentativité de notre société soit également de mise au niveau des personnes élues.

La représentation des femmes au niveau de l’exécutif cantonal ne reflète pas la réalité démographique de Genève. Dès lors, il m'importe de pouvoir participer pleinement et activement au développement de mon canton et de faire face aux défis que nous réservent les années à venir. Plus que tout, je souhaite mettre au service des résidents genevois mes expériences de vie, ma capacité d'anticiper et d'analyser, ainsi que ma détermination dans le traitement de dossiers.

Pour ne parler de ce dernier mandat, une seule femme sur 7 sièges !

A notre époque, ceci parait invraisemblable.

Cette année, ensemble, nous devons être en mesure d'élire plus d’une femme au Conseil d’Etat.

Il n'est pas concevable que la partie la plus représentative de la population de notre commune (50,1 %) ne soit une nouvelle fois pas ou peu présente au sein du pouvoir exécutif de notre République.

Mesdames, et vous aussi Messieurs, soutenez ma candidature :

 

Votez la liste N°4 - Ana ROCH (Mauro Poggia, Daniel Sormanni)

 

De la parole aux actes, il n’y a qu’un pas : l’action.

Bâtissons ensemble notre avenir. Unis, construisons notre futur.

 

Listes n° 4 – Conseil d’Etat

Liste n°11 – Grand Conseil

MCG

 

Des hommes et des femmes d'actions qui agissent !

10:54 Écrit par Ana Roch | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

16/02/2018

L’école des hypocrites

La récente décision du Conseil d’Etat de limiter l’accès des élèves domiciliés hors canton à la scolarisation genevoise n’en finit pas de susciter l’émoi, notamment chez certains qui seraient bien inspirés de mesurer leurs propos.

Au nom du Grand Genève, qui, telle une incantation, est asséné chaque fois qu’il s’agit de tirer la couverture à soi, le Maire de Saint-Julien Antoine Vielliard fustige le “caractère ordurier d’une telle politique discriminatoire” (rien que cela). Pour lui, Genève doit assumer ses “rêves délirants de croissance”.

http://portevoix.blog.tdg.ch/archive/2018/02/14/effectifs-scolaires-que-geneve-assume-ses-reves-delirants-de-289723.html

N’est-ce pourtant pas le même détective amateur qui se poste à la douane franco-suisse et qui photographie les plaques genevoises des véhicules de passage afin de débusquer ces faux résidents genevois qui habitent clandestinement en France? Ce type de démarche ne procède-t-elle pas de la conviction que l’on doit déclarer où l’on vit réellement et en assumer les conséquences logiques?

Cela ne devrait-il pas être le cas pour la scolarisation des enfants? Ceux-ci ne devraient-ils pas naturellement tisser des liens avec les camarades de leur quartier? Cette “France voisine” ne devrait-elle être que le dortoir des travailleurs genevois, sans vie sociale aucune à leur lieu de domicile? Est-ce la commune dont rêve M. Vielliard?

Tiens...les grands principes, comme le Grand Genève, s’évaporeraient-ils devant les saintes finances du Saint-Julien?

Et d’invoquer la libre circulation...Merveilleux! Depuis quand les accords bilatéraux imposeraient-ils d’accueillir les élèves du pays voisin? A quoi peuvent bien servir les 300 millions annuels versés par Genève aux départements de l’Ain et de la Haute-Savoie sinon précisément pour contribuer aux infrastructures nécessaires à l’accueil des nouveaux habitants qui travaillent dans notre canton?

Pour Monsieur Vielliard, il faudrait déclarer sa résidence en France pour permettre d’encaisser la rétrocession sur l'impôt à la source, il faudrait y dépenser son salaire (une masse salariale globale de 9 milliards de francs), bénéficier d’un coût de la vie favorable, mais scolariser ses enfants à Genève, de surcroît dans la commune de son choix, sur le chemin du travail...

Michel Charrat, du Groupement transfrontalier européen, y va également de son couplet, alléguant un droit à la scolarisation “bafoué”... (Le Courrier 15.02.201). Car chacun sait que la l'éducation nationale française est sinistrée et que les diplôme délivrés n’ont aucune valeur. A se demander ce que trop d’employeurs genevois y trouvent encore.

Enfin, période électorale oblige, l’UDC, d'habitude si prompt à ériger la frontière en tant que marqueur politique, s’allie aux groupements frontaliers pour parler de “discrimination”...Certes cette décision s’appliquera bientôt également aux Suisses et Genevois domiciliés en France, et non seulement aux frontaliers titulaires d’un permis G. Mais est-ce à ce point inconcevable de demander à la France, qui tire largement profit de l’essor économique de Genève, de faire en sorte que ses habitants, quelle que soit leur nationalité, puissent scolariser leurs enfants dans de bonnes conditions sur son territoire? Est-ce normal que des enfants ne puissent nouer avec leurs camarades de classe que des liens de “jours ouvrables” pour le confort de leurs parents? Cela ne s’appelle pas de la discrimination, mais du bon sens.

10:05 Écrit par Ana Roch dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |