10/12/2017

Changement d'horaire 2017, la ligne 28 est parti sous d'autres cieux !

maxresdefault.jpgLe 10 décembre 2017, le changement horaire des transports en commun dans toute la Suisse fut mis à exécution dès quatre heures le matin ; trains, funiculaires, bus, trams, bateaux, tous sont concernés. L’événement est historique, salutaire parfois pour rectifier, voire étoffer certains horaires existants. Ce cap annuel profite également à la mise en service de nouveaux tronçons ferroviaires (le CEVA dans deux ans par exemple), à la mise en service de nouveaux types de trolleybus, (le TOSA cette année à Genève pour la ligne 23), etc …

La ligne 23 disais-je ? Parlons-en de cette ligne, celle qui permettait depuis l’Aéroport de rejoindre Carouge en passant par la grande virgule des Tours du Lignon. Qui n’a jamais pesté un jour sur cette perte de temps qui constituait à desservir un point du réseau non prioritaire, peu utile à ceux qui devait quotidiennement traverser une bonne partie du canton urbain ? Aujourd’hui c’est fait, le TOSA doit être véloce et donc, finit la promenade aux Tours du Lignon, mais à quel prix.

Hélas, celui d’avoir mis l’après Vernier-Village au rang de simple village de campagne, car la ligne 28 est partie sous d’autres cieux. Peu achalandée effectivement, elle restait cependant chère aux nombreux clients des quartiers des environs de la route de Peney, de Canada et de l’usine de Givaudan, un gros contributeur du canton. Résultat au matin du 10 décembre, terminé la relation directe avec les installations aéroportuaires genevoises. Rupture de charge, correspondances à Renfile ou Brandonnet avec la 23, 28 (qui assure à son tour le passage aux Tours-du-Lignon) ou la 57. On imagine très bien ces correspondances, fort sympa l’hiver, dans les frimas, les mains pleines de bagages.

Plus sérieusement, comment est-il pensable que les stratèges de la planification des horaires aux TPG aient pu, d’un simple trait de crayon, biffer une desserte directe aussi importante pour une population dense du coin de ce canton, sans rappeler les désagréments causés à des dizaines de collaborateurs ou de visiteurs économiques se rendant toute l’année à Parfumerie, l’arrêt de Givaudan. Au-delà d’une incompréhension louable, nous sommes en droit de penser qu’une certaine incompétence semble régner à l’étage des horaires des TPG pour oser graphiter un réseau de la sorte, sans consultations préalable. Certes, l’alchimie qui conduit à dessiner un réseau, le plus fonctionnel possible, est souvent gage de prouesse, mais ici, dans le cas qui nous occupe, il n’y a pas autre chose à penser qu’il s’agit ici d’un acte de sacrifice, ni plus ni moins.

Autre question incontournable, comment les autorités de la commune de Vernier, informées avant tout le monde sur les changements apportés, n’aient jamais montré le moindre étonnement face à cette radicalité, que les administrés verniolans pourraient assimiler aisément pour une action punitive.

Cette situation est de faite inacceptable, surtout qu’elle peut se corriger sans le moindre mal, à savoir, que la ligne 53, au lieu de bifurquer tout de suite après ICC en direction de Louis Casaï, peut parfaitement continuer sa route jusqu’à la gare CFF de l’aéroport, et à nouveau rebrousser chemin en direction de Tour-de-Contrôle et reprendre enfin l’avenue Louis Casaï et rejoindre l’arrêt De-Joinville. Ça n’a pas posé de questions particulières à la ligne 23 et ses Tours-du-Lignon pendant des années ?

Pour rectifier la ligne 53, le moment d’une pétition courroucée est venu, signez là.

Ana Roch

Présidente du Mouvement Citoyens Genevois

Conseillère municipale de la Ville de Vernier

17:36 Écrit par Ana Roch dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |